Association loi 1901 - Sourire Malgache Tsiky Malagasy
 
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Fête de l’école

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Parce que nous sommes ici et que les enfants sont là-bas,
Parce que nous n’avons pas tous la chance d’aller là-bas...

Cette rubrique accueillera des témoignages, des portraits, des "petits bouts de vie", des expériences au quotidien, des vécus pas comme les autres à l’école Sainte-Thérèse.

Merci à Christine, aux personnes présentes sur place et aux "grands voyageurs", de nous faire partager ces instants particuliers.
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Fête à l’école d’Ambohitsoabe du 21 au 23 mai 2009

récit de Christine et Brigitte


La fête du village

Ah, cette fête ! Entre la préparation, et les trois jours festif, nous étions épuisées.

Le jeudi du 50ème avec les notables du village , l’évêque et l’archevêque. Une messe et plein air avec chants et danses (nous avons dansé !), suivie d’un repas avec le fameux gâteau.

Le lendemain le "skoun": le pique nique de toute l’école, avec vente de surprises (antsapaka) et de beignets.

Et le samedi journée sportive, avec match de basket et de foot (cela c’est terminé sous la pluie), le tout avec une forte demande de photos. Alors la "Pakasary" (photographe) était surbookée.

Bon, après les festivités, il a fallu tout remettre en ordre, tout ranger...

Le dimanche c’était enfin calme (presque). Il restait à faire les comptes des ventes.

Nous vous enverrons des photos la prochaine fois.




Suite:

Fête du jubilé: le premier jour.

En plus de la fête rituelle de fin d'année, l'école fête son jubilé. Il y a maintenant 50 ans qu'elle a été créée.
Pour ce grand jour, il y a la venue, trè s attendue, de l'Archevêque ; il faut donc se préparer sérieusement : répétitions des danses, répétition générale la veille sur le terrain de foot, le protocole, l'installation, les danses, les chants... tout cela sous l’œil attentif de monsieur le curé!!
Entraînement des petits footballeurs de maternelle, sur leur deux jambes, contre les grands de quatriè me qui, eux, ont les jambes dans un sac de riz. Rigolades assurées ! Mais à la fin, l'épuisement se fait sentir.

Le jour J
À l'arrivée de l'Archevêque et de Monseigneur Odon, « Dadatoa » et monsieur le Maire les accueillent : présentations, discours avec les notables du village...
Soeur Henriette présente les deux petites Sainte Thérè se.
Les enfants font une haie d'honneur de la place du village jusqu'au terrain de foot de l'école. La foule se presse.
La journée commence avec les présentations des élè ves de toute l'école, les chants et les danses de bienvenue.

Ensuite il y a LE match de foot des pitchouns contre les collégiens. La mise en scène très professionnelle de sœur Agathe qui « coache » son équipe fait beaucoup rire.
Le match est trè s serré... ce sont les petits qui gagneront, le tout dans la bonne humeur.

Ensuite il y a la messe (durée 2h - 2h30). Ici les messes font partie de la vie; elles sont trè s longues et ponctuées de nombreux chants et danses.


Suite et photos la prochaine fois...




Fête à l’école d’Ambohitsoabe le 3 juin 2007

récit de Christine


Bonjour à tous

Voilà déjà un mois que la fête de l’école est passée, c’était le 03/06/2007 et je ne vous ai rien raconté. Je me rattrape donc aujourd’hui. C’est un peu long et je remercie d’avance tous ceux qui liront ce petit récit jusqu’au bout.

Une fois de plus, que de travail et d’énergie déployée pour organiser tout cela. Mais quelle réussite. Je pense que le festival des Vieilles Charrues à Carhaix a des soucis à se faire car il risque d’être détrôné par celui des "Belles Charrettes" d’Ambohitsoabe.

Il faut dire que cette année, l’école a organisé un grand concert avec deux artistes célèbres du moment : Poopy (jeune starlette très à la mode et extrêmement appréciée des jeunes malgaches) et Voahangy (chanteuse un peu plus âgée, à la voix chaude et aux textes riches de sens). Cette dernière plaît à un public un peu moins jeune, c’est d’ailleurs elle que j’ai préféré (et oui, tout le monde vieillit !!).

Donc pour préparer ce concert, il avait fallu prévoir les véhicules pour transporter les artistes jusqu’au village (la saison des pluies est terminée mais les pistes sont restées dans un état lamentable). Nous avions également cherché un camion pour l’acheminement de la sono et du groupe électrogène (c’est une sécurité car les coupures de courant étant assez fréquentes ; même si le village est assez épargné par rapport à d’autres régions de Madagascar ; nous ne pouvions pas prendre le risque de voir le concert s’interrompre).

Il a fallu aussi prévoir un taxi brousse spécial pour le transport des personnes venant de Tana pour la journée (car d’habitude il n’y en a pas le dimanche).

Un des gros travaux a également été de vendre les billets d’invitation (c’est-à-dire les billets un peu plus chers, à 4 € bénéficiant de places assises et 2 €,). En général, ce sont des personnes aisées originaires du village et qui travaillent en majorité à Tana, qui achètent ces billets. En effet, peu de gens vivant au village peuvent se le permettre. Sr Henriette a donc dû faire jouer ses nombreuses relations pour écouler les 350 billets prévus. Les passages à Tana depuis le mois d’avril étaient donc assez rythmés avec beaucoup de porte à porte dans les différents quartiers de la ville. C’est un gros boulot mais qui se révèle indispensable si l’on veut faire des bénéfices grâce au concert.

Nous avions également fait beaucoup de publicité avec des affiches, des banderoles, des spots sur les 2 plus importantes radios locales. Les élèves de 3ème ont également participé à une émission de radio pour promouvoir le concert. Ils ont parlé de leur école : ce qu’ils aiment le plus, ce qui manque encore… C’était très intéressant de recueillir les attentes de ces élèves en classe de 3ème pour la plupart. Je vous en reparlerai car cela pourrait permettre aussi d’orienter nos projets.

Pour l’organisation et le bon déroulement de la fête, il a fallu aussi trouver des volontaires parmi les parents d’élèves. Une des tâches les plus importantes a été de construire le podium pour le concert ainsi que la tribune pour les spectateurs ayant acheté des billets plus chers avec places assises. Tout d’abord, il a fallu défricher le terrain (on a récolté le maïs, les cacahuètes, les haricots ….).
Ensuite, il a fallu trouver des planches, des bois ronds … pour la construction. Il fallait aussi mettre en place des bâches plastiques en hauteur le long du mur de clôture pour cacher la scène depuis l’extérieur. Nous avons fait appel une fois de plus aux parents d’élèves pour se procurer les bâches. Les semaines précédentes, chaque élève ou presque arrivait le matin avec sa bâche qu’il fallait bien sûr repérer pour être sûr de ne pas tout mélanger et pour rendre à chacun son bien après la fête. Quelques jours avant la fête, l’un des plus gros soucis était de trouver assez de bois ronds bon marché pour finir les aménagements. Pas facile lorsque l’on sait les difficultés d’acheminement jusqu’au village…

Il a aussi fallu prévoir le repas du dimanche midi pour les artistes (chanteurs et danseurs) et le personnes chargées de l’organisation (Sœurs, parents d’élèves) et de la sécurité (gendarmes, quartiers mobiles). Au total, un repas pour 120 personnes. Pour cela, nous avions acheté il y a plusieurs mois un cochon à engraisser. Ce dernier, exécuté le samedi, n’a donc pas pu assister au spectacle. Par contre, nous en avons bien profité car il était délicieux.

Pour la sono, nous avons eu quelques soucis : le camion devait arriver vers 22H au village (interdiction de circuler de jour dans Tana). A minuit trente, il n’était toujours pas là, problème de chargement, retard avec concert précédent…). Nous sommes donc allés dormir en attendant. Il est arrivé à 3H30, donc la nuit fut très courte. Petite anecdote, le camion est entré sur le terrain pour décharger le matériel puis il est ressorti mais comme il était vide et donc plus léger, il était plus haut et il a arraché une partie du portique au niveau du portail !! Dommage !!!!

Dès 4H, nous avons commencé à préparer le repas pour les 120 personnes. Nous avons préparé cela dans la cantine du réfectoire. Tout d’abord, il faut allumer le feu. Evidemment comme il a plu les quelques jours précédents, le bois est humide ce qui ne simplifie pas les choses. Après de nombreuses tentatives, nous avons enfin réussi et le riz et le cochon ont commencé à cuire. Comme le concert devait commencer à 13H30, les artistes devaient manger vers 11H.

Après la préparation du repas, il a fallu transporter les bancs et les chaises depuis la bibliothèque jusqu’au podium des spectateurs. Pour la musculation, c’est parfait !!!! Pas besoin de s’inscrire à un club de remise en forme. En plus, il pleuvait (genre petit crachin breton). Que du bonheur !!!!

Au programme, la journée a bien sûr commencé par la messe vers 9h00. C’était en plein air, sur le terrain de basket. La pluie était toujours au rendez-vous et il faisait bien froid (ici, c’est l’hiver en ce moment). Heureusement, les chants et les danses liturgiques nous ont réchauffé.

Après la messe, repas et répartition des tâches par équipes de travail : vente des billets au niveau des 3 portails, accueil des invités (gestion des petits conflits : 2 personnes avec le même numéro de chaises…), surveillance du parking à vélos, sécurité, vente sur place…

En ce qui me concerne, j’étais dans l’équipe des ventes : café, thé, "mofo" (beignets de toute sorte très prisés des malgaches ainsi que des vazahas comme moi en particulier), boissons (non alcoolisées bien sûr), cigarettes, tabac à chiquer et surtout "pochettes surprises" (principe de la "pêche à la ligne"). Cela a marché du tonnerre, nous en avons vendu plus de 200. Quand au café et aux mofo, le temps était avec nous et les gens venaient consommer pour se réchauffer un peu.

A 13H30 exactement, le concert a commencé avec Voahangy. Le terrain était pratiquement plein. Puis, au bout d’une heure environ, ce fut le tour de Poopy, puis de nouveau Voahangy. Le public était ravi et nous aussi. Pour la seconde partie de Poopy, comme il était déjà presque 17H (et que la nuit tombe vite ici), nous avons ouvert les portails pour laisser entrer les personnes qui n’avaient pas eu les moyens de se payer un billet. Comme ça, ils ont pu assister un peu au spectacle. Bref, tout s’est très bien passé.

Ensuite, bien sûr, il a fallu tout ranger : les chaises, les bancs, la sono et le groupe électrogène qu’il a fallu transporter à bras jusqu’au camion qui était resté en dehors de la propriété pour ne pas arracher le reste du portique !

L’heure est maintenant au bilan. Sur le plan de l’organisation et du concert, on peut dire que ce fut une réussite. En effet, pour les gens du village, c’est une chance de pouvoir assister à un tel spectacle avec des artistes aussi célèbres. Ensuite, les commerçants locaux ont pu faire des affaires en vendant de quoi se restaurer aux spectateurs. Chacun y a donc trouvé son compte. Côté financier, nous n’avons pas encore récupéré tout l’argent de la vente des billets mais déjà il n’y a pas eu de pertes. Les bénéfices, même s’ils n’ont pas été aussi importants que ce que nous avions espéré, vont permettre d’assurer une bonne partie due salaire des enseignants pour les mois de juillet et août.

Voilà, je m’arrête là et vous invite à consulter les quelques photos qui illustrent l’évènement [cliquez sur les photos pour les agrandir].

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